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A propos du projet de pôle enfance et de l’avenir de Damgan
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Nous venons de nous réunir avec l’ensemble des élus sur le projet pôle enfance qui est LE projet qui doit aboutir avant les élections de 2014. L’équipe de la majorité a bien conscience que c’est le seul projet qui pourrait aboutir avant cette date. Ils pensent certainement qu’il faut montrer aux Damganais qu’ils ont fait quelque chose de grand. Pour eux, il y a donc urgence et mobilisation extrêmes.
Après étude interne, ce projet de 510 m2 au sol pour 615 m2 maximum de bâti nécessite une emprise de 1100 à 1200 m2 car il y a également besoin de 400 à 500 m2 d’espaces extérieurs.
Ce projet engage l’avenir et il est décidé dans la précipitation. Pas d’analyse d’ensemble, pas de solution pour les activités qui s’y déroulent actuellement (marché, bals populaires, expositions, vide-greniers, animations, stationnements). L’entrée du Champ Creiss ne sera plus qu’un couloir ; là encore, c’est le coût de l’opération qui emporte la décision. Argument facile dans une campagne électorale.
Moi, j’avais encore des rêves. Cette surface de 7 800 m2 en prolongement de la place Alexandre Tiffoche était la chance de Damgan de se créer un véritable centre urbain ou tout le monde (commerçants, stationnement vie urbaine) pouvaient se retrouver. Pour avoir souvent parcouru l’Amérique du sud j’avais l’image de la « plaza mayor » de chaque petit village et non pas les cinquante mètres carrés au pied d’un kiosque.
Bien sûr, il fallait partir sur un projet de longue haleine, avec un véritable plan d’ensemble et des étapes dans la réalisation. L’office du tourisme, les salles communales devaient s’y trouver, le stationnement également. Et pourquoi pas des arcades, la mairie, tout cela tout cela formant un ensemble cohérent, et étant négocié avec les Damganais. Je crois même que beaucoup se seraient engagés pour un tel projet et auraient accepté une réalisation par étape.
Nous nous cantonnons dans du rapiéçage et de la médiocrité avec des querelles qui ne sont pas dignes de la démocratie et de la liberté qui nous sont offertes dans notre pays. C’est navrant mais il n’y a aucune volonté de se projeter dans l’avenir au delà de demain.
Qu’en sera-t-il de nos écoles dans dix ans ? Quelle mixité de populations dans un espace ou seuls les riches pourront accéder ? Quelle vision de demain quand tous les espaces encore disponibles seront comblés par des résidences secondaires ? 3 000, 4 000, et pourquoi pas 5 000 habitants, c’est l’orientation du futur PLU ?
C’est l’héritage que nous allons laisser aux générations qui viennent. Nous avons utilisé et consommé tout ce que l’on pouvait construire ? Merci du cadeau penseront les générations qui viennent. Ils se réuniront pour en parler dans la salle des Corsaires ou de la Rotonde qui auront été, pour la énième fois colmatées. « Même les rideaux ne fonctionnent plus » et les piliers seront toujours là ?
Quelle médiocrité constatent nombre de Damganais. Une vue à court terme, une rente de situation pour les propriétaire fonciers qui se retirent du Conseil municipal une fois leur plus-value empochée, l’irréalisme et le manque d’ambition des projets. De plus en plus de personnes en ont marre.
Que dire enfin de la communication de la majorité du conseil municipal qui, si elle a le seul mérite d’exister, ne permet pas aux Damganais d’obtenir les réponses aux questions ? Que de la polémique et pas de perspectives !
Que peuvent en penser les nouveaux Damganais ? J’espère qu’ils auront envie d’autre chose ; prenons du recul et aidons les à se projeter plus loin car il est déjà bien tard pour éviter le mur.
Rémy DELATTRE, conseiller municipal.

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