jeudi 27 novembre 2008
à 11h16, par francis BALSSA
L’important, à mon avis, c’est que la Poste ne soit pas privatisée et qu’elle conserve son caractère de service public afin de continuer la distribution du courrier dans les zones éloignées, même si cela n’est pas rentable et qu’elle conserve également un réseau dense de bureaux. En revanche, il faut bien admettre que l’on n’a plus autant de choses à faire à la Poste qu’autrefois où l’on y allait pour téléphoner, envoyer des télégrammes, toucher sa pension, expédier des mandats, retirer de l’argent sur son CCP ou sur son compte d’épargne,et, pour les plus fortunés, encaisser ses coupons de rente.
Aujourd’hui, la plupart de ces opérations se font automatiquement par virement ou peuvent être traitées par des automates et même les retraités les plus modestes ont obligatoirement un compte bancaire. En shématisant un peu et sans aucune ironie, on ne va plus à la poste que pour acheter des timbres, expédier des colis,et, pour les clients de la Banque Postale, faire quelques opérations. D’ailleurs, il est bien rare de trouver une grande affluence au bureau de Damgan, qui, je l’espère, n’est pas en voie de disparition mais l’on n’empêchera pas, dans un avenir que je souhaite lointain, le transfert de certaines activités très simples vers des commerces locaux.
Tout cela est certes regrettable mais on ne peut éviter l’évolution. Il n’y a pas si longtemps, la poste de Damgan connaissait une activité incessante mais nous n’avions ni médecin, ni pharmacien, ni véritables commerces alimentaires qui ne vendaient pas de pommes de terre, car tous les Damganais en cultivaient, ni lait qu’il fallait aller chercher à la ferme. Le personnel communal se composait d’une secrétaire et d’un garde champêtre. Personne, je crois, ne souhaiterait le retour à cette époque et, à la limite, je trouve moins contraignant de devoir aller à Muzillac pour quelques rares opérations postales, que d’être obligé de m’y rendre fréquemment pour consulter le médecin ou acheter des médicaments.
Depuis ce temps de ma jeunesse, Damgan a bien changé, en bien et en mal selon les gouts de chacun. Les fermes sont remplacées par des lotissements ou des terrains de camping, on peut faire ses courses au supermarché, se faire soigner sur place...
Malgré tout, je suis prêt à lutter pour la conservation de la poste mais pas à y aller quand je n’en ai pas vraiment besoin !
Cordialement
Francis Balssa
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